Há 25 anos, morreu George Brassens. Tido como poeta e anarquista , embora se assumisse apenas como escritor de canções, Brassens ironizava sobre a hipocrisia humana e sobre as convenções sociais de uma forma apenas aparentemente simples, como a sua música. De um humanismo inspirador, tornou-se um dos personagens mais queridos do património cultural francês. Eu tenho um carinho muito especial por ele, por ter sido a ouvi-lo (e ao Brel) que descobri, em pequena, na idade de descobrir que os adultos não sabem tudo e fazem grandes parvoices, que havia uma outra forma, mais leve e engraçada, de olhar para as contradições da humanidade. Brel angustiava-me, Gainsbourg não entendia, mas sentia por Brassens (talvez por a sua visão ser em tanto tão parecida com a das crianças) uma enorme cumplicidade. E por isso gostei tanto de ler algures Alex Kapranos a considera-lo mais subversivo que Dylan ou os Sex Pystols e como escritor de melhores musicas. A mim parece-me não haver comparação possível: imagino sempre Brassens como um avô sábio, calmo e risonho, a fumar cachimbo e a contar histórias às crianças, mas para os adultos ouvirem.
Uma, entre muitas, das minhas preferidas, para ouvirem:
Chanson pour L'Auvergnat Elle est à toi cette chanson
Toi l'Auvergnat qui sans façon
M'as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m'as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M'avaient fermé la porte au nez
Ce n'était rien qu'un feu de bois
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un feu de joie
Toi l'Auvergnat quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel
Elle est à toi cette chanson
Toi l'hôtesse qui sans façon
M'as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim
Toi qui m'ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S'amusaient à me voir jeûner
Ce n'était rien qu'un peu de pain
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un grand festin
Toi l'hôtesse quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel
Elle est à toi cette chanson
Toi l'étranger qui sans façon
D'un air malheureux m'as souri
Lorsque les gendarmes m'ont pris
Toi qui n'as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmener
Ce n'était rien qu'un peu de miel
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un grand soleil
Toi l'étranger quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel