Pour aider à faire passer la pillule de la Rentrée, pour certains un peu indigeste, autant que pour distraire ceux qui ne Rentrent pas encore ou ne sont pas Sortis - est lancé aujourd'hui le premier défi collectif de la communauté.
Un arbre à drabbles, donc, conçu comme une suite de textes.
Le principe : Un drabble de départ, que vous trouverez à
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Une poitrine palpite contre son dos, des cheveux effleurent son visage, un souffle rauque, précipité, résonne à ses oreilles. Et l’air froid du couloir révèle quelque chose d’humide sur ses joues.
Il les hait - oh Salazar, il les hait, tous les deux…
- Regulus…
Cette voix à son oreille… Le Prince des Menteurs. Il ne veut pas l’entendre. Il ne veut rien savoir.
Son corps se tend, tente d’échapper à l’étreinte qui se resserre. Et devant lui, les yeux moqueurs de son frère semblent lui promettre qu’il va encore, évidemment, se laisser tromper. Qu’il ne peut rien faire d’autre.
- Sois maudit, Sirius Black. Puisses-tu crever seul et misérable comme un chien.
Toute sa rage, sa solitude, sa jalousie, sa rancœur, accumulées depuis des années, débordant enfin, se sont cristallisées dans ces mots, qu’il ponctue d’un crachat - droit sur la joue de son frère, juste au-dessous de l’ecchymose en plein épanouissement.
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Comment vouloir encore s’arracher d’une prison qui sait transformer la force en caresse et use de ses barreaux comme d’une étreinte amoureuse ?
Des lèvres effleurent ses cheveux, et la voix s’élève tout près de ses oreilles, cette voix sourde, profonde et lente, qui sait si bien le faire trembler. Une voix qui ne reconnait pas les ordres, qui ignore la soumission.
- Tu ne comprend donc rien, Sirius Black. Nier son importance est absurde… aussi absurde que nier la tienne. Il n’y a pas de lui ou toi qui vaille, il n’y a que lui et toi. Les deux faces absolument étrangères et absolument indissociables d’une même médaille, que vous le vouliez ou non. Et c’est cette médaille, que je veux. Vous deux.
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- Nous deux. Il y a comme un hic… Deux à vrai dire. Sirius est bien trop parfait, comment pourrait-il envisager de ne pas combler tous les désirs d’autrui ? Quant à moi…
D’un geste brusque, il se libéra de l’emprise de Severus et se tourna vers lui, étudiant les traits de son visage. La mâchoire était serrée, les muscles des joues tressaillaient. Il venait sans doute de se rendre compte que des frères ennemis n’accepteraient jamais.
En un instant, Regulus se rendit compte de l’opportunité qui s’offrait à lui : il mourrait d’envie de laver l’affront que venait de lui faire son amant, mais la vengeance envers son frère lui semblait encore plus douce. Et il savait comment.
- Quant à moi, je ne pourrai pas renoncer à toi. Pas maintenant. J’accepterai, si je ne te suffis pas.
Sirius le fixa, glacé, immobile. S’il refusait à présent, cela signifiait perdre Severus. S’il acceptait…
- Petit salaud. Tu serais prêt à tout, hein ? Severus, dis quelque chose.
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- Que veux-tu que je dise, Sirius. Je vous veux tout les deux, pas l’un ou l’autre, pas même l’un et l’autre, mais l’entité que vous formez. Je veux être l’amant de l’ensemble, appartenir aux frères Black autant qu’ils m’appartiennent. Et apparement, même si j’en ignore la raison, Regulus a l’air d’accepter ce fait.
Il fixe ses yeux noirs dans les prunelles de son interlocuteur.
- Et je ne peux qu’espérer que tu feras de même, ou que j’arriverai à t’en convaincre.
Sirius est perdu. C’est perde face à son frère ou perdre l’homme qu’il aime. Et à l’instant, le choix est impossible.
- Que j’accepte ou non ne changera rien, Severus. Tu n’auras jamais « l’entité » comme tu le dis. Regulus a accepté par vengeance, et si j’accepte c’est par dépit. Tu ne nous lieras pas autrement que physiquement.
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